Mim, Tati et la halle… Et qui encore ?

Juil 18, 17 Mim, Tati et la halle… Et qui encore ?

Des grandes enseignes du textile en France, connaissent un véritable déclin, dû à des problèmes financiers, entre autres à cause de l’introduction de nouvelles enseignes moins chers et plus tendances comme les marques espagnole Zara, Mango ou encore la marque suédoise H&M qui ont séduit les Français. Près de 7000 salariés s’inquiètent pour leur destin, la crainte de se retrouver sans emploi les ronge.

Tati, redressement et apres ?

Photo de l'enseigne Tati prise le 4 février 2011 à Noyelles-Godault où cinq employées de cette enseigne ont été mises sous le coup d'une procédure de licenciement pour avoir donné à des proches des bons d'achat nominatifs de 50 euros. Une adjointe de direction, ainsi que deux vendeuses et deux caissières qui avaient encaissé les bons valables du 1er au 31 décembre, ont reçu une lettre de licenciement pour "faute grave", selon la CGT. AFP PHOTO / JEAN-YVES BONVARLET / AFP PHOTO / JEAN-YVES BONVARLET

Le pionnier du textile discount en France est en cessation de paiements depuis avril dernier, et il est placé en redressement judiciaire depuis le 4 mai dernier avec désignation de deux administrateurs judiciaires, Laurent Le Guernevé et Phillippe Jeannerot. Ce qui leur épargnera la liquidation de l’enseigne et de se tourner plutôt vers la recherche de proposition de reprise. Selon le directeur du groupe Agora, qui regroupe Fabio Lucci, Giga store et Tati, ils ont eu 7 propositions de reprise dont le fondateur de Gifi qui propose la reprise de 100 magasins et de 1200 salariés. Toutes ces propositions, seront examinées de plus près par le tribunal fin mai, avec l’aide de l’administrateur judiciaire, Philippe Jeannerot.

L’enseigne n’en est pas à son premier coup de chaud, depuis 2004, après le dépôt de bilan, le groupe Eram a repris l’enseigne et a essayé de lui redonner un nouveau souffle. Mais les pertes enregistrées par le géant du textile n’ont pas cessé de s’accumuler depuis deux, avec plus de 60 millions d’euros de perte en 2016, Eram se trouve dans des difficultés financières. Avec 1754 salariés principalement des femmes, risquent de se retrouver sans emploi, c’est une affaire à suivre.

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Si Tati a évité la liquidation, Mim n’y ont pas échappé, seulement 71 sur 233 magasins ont été repris avec 287 sur 1078 salariés, par Etam et un actionnaire suisse. Près que 800 salariés, la plupart des femmes se sont retrouvé en chômage. D’abord, les salariés ont espéré que le repreneur anonyme ayant promis de reprendre 90 % des emplois, mais ne présentant pas assez de garantie, ils ont vu sa proposition rejeter.

La halle, une des enseignes de Vivarte000139992_5

Vivarte qui regroupe les établissements historiques du textile et des chaussures, est en voie de céder l’enseigne des chaussures André, avec 135 magasins et 786 salariés, tout comme Naf Naf. Et de fermer La Halle (141 magasins, 494 salariés), ainsi que 213 licenciements au niveau du siège de Vivarte.

 Le malheur des uns fait le bonheur des autresle-malheur-des-uns-fait-le-bonheur-des-autres-14191850

Des enseignes de textile qui ferment les uns après les autres, des magasins repris au plus offrant le commerce du textile n’est pas pour autant dans la moise, certaines enseignes comme Kiabi et Okaidi sont en plein essor, espérant que les salariés licenciés retrouvent des postes dans ces enseignes.